La stratégie sur les réseaux de Google peu convaincante.

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Business – Malgré une année 2007 marquée par un bénéfice net de 4,2 milliards de dollars, Google a déçu les analystes. Sa stratégie sur les réseaux sociaux, mySpace en tête, pêche. De son côté, Microsoft se réjouit de son partenariat avec Facebook.

Son partenariat avec MySpace, pour intégrer les liens sponsorisés sur le réseau social, n’a pas permis à Google de générer les revenus prévus, comme l’attestent les résultats financiers que la société internet vient de publier pour son année 2007.

Le bilan est satisfaisant, mais inférieur aux prévisions des analystes, en partie à cause d’une augmentation des coûts d’acquisition de trafic qui coûte cher à l’entreprise.Ses dirigeants reconnaissant que son insertion sur les réseaux sociaux n’a pas rapporté autant qu’escompté. Sans rentrer dans les détails, ils évoquent « quelques partenaires du programme de liens sponsorisés AdSense, dont les paiements sont garantis », selon le directeur financier George Reyes. De fait, Google doit payer le réseau social même quand les internautes ne cliquent pas sur les publicités. Leur accord stipule de lui verser une somme minimale forfaitaire.

« Je ne crois pas que nous ayons encore trouvé la façon imparable de faire de la publicité sur les réseaux sociaux et d’en tirer des revenus. » a indiqué Sergey Brin, son cofondateur.

Google fait douter les analystes

Le prix de l’action a aussitôt chuté pour terminer à 564 dollars en fin de journée ; début novembre, elle avait culminé à 747 dollars. Reste que Google a tout de même engrangé sur l’année 2007 un bénéfice net de 4,2 milliards de dollars – contre 3 milliards en 2006 -, pour un chiffre d’affaires global de 16,5 milliards de dollars, contre 10,6 milliards l’année d’avant. Mais cette performance ne suffit pas aux analystes, qui pointent les failles. Continue reading

Google doit-il se méfier de Facebook ?

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Google est aujourd’hui l’une des entreprise les riche du monde. En quatre ans, Google a révolutionné l’internet, devenant le premier site internet consulté quotidiennement par les internautes du monde entier. La révolution publicitaire passe par la vision de Google. De juillet à septembre 2007, les annonceurs ont dépensé plus de 4 milliards de dollars en publicités liées aux recherches Google. Soit 60% de plus qu’à la même période l’an dernier.

Selon certaines estimations, Google représente actuellement quelque 40% des dépenses publicitaires globales sur Internet. Comme toutes les sociétés internet qui rêvent de décrocher le gros lot, les réseaux sociaux en ligne veulent eux aussi accéder à cette manne « à la Google ».

Facebook, qui revendique environ 50 millions d’utilisateurs, s’apprete a lancer un système publicitaire basé sur le profil de ses membres et leur comportement sur la toîle. Une publicité logiquement non intrusive puisque parfaitement adapté au profil des inscrits.

Facebook revend ses profils

Le système publicitaire Facebook a quatres dimensions. La fonction « Social ads » est liée aux informations contenues dans votre profil. Par exemple, si vous achetez un billet d’avion sur le site d’une agence de voyage, cette dernière pourra utiliser la photo de votre profil au sein d’une bannière publicitaire, visible par les membres de votre communauté. Idem si vous partagez vos sorties dans un restaurant ou un cinéma. Ces derniers pourront se servir de votre image pour crédibiliser leur message auprès de votre réseau. Les actions d’un facebookiens sont affichées dans les zones Mini-Feed et News feed de sa page personnelle, réservées jusqu’ici aux actions de ses amis. Avec Social Ads, son réseau sera automatiquement enregistré comme cible publicitaire potentielle pour l’entreprise. Par exemple, si quelqu’un poste un commentaire sur le DVD de Spiderman 3, tous ses amis sont non seulement au courant, mais ils sont susceptibles de voir une publicité pour le DVD s’afficher dans leur page. Nous savons depuis longtemps que les publicitaires cherchent à pénétrer et à utiliser la prescription des consommateurs qui est gage d’un ROI certain.

Est-ce le modele révé ?

Les marques vont-elles payer les gens pour recommander leurs produits à leurs amis ?

L’autre dimension du programme publicitaire de Facebook, nommé « Beacon« , permet aux annonceurs de placer des applications sur les pages Facebook. Par exemple, Travelocity pourrait créer une application permettant de commander des billets d’avion, et OpenTable une application pour réserver des tables dans les restaurants. Là encore, je deviens un prescripteur pour mes amis. Par exemple, lorsqu’un utilisateur acquière un objet sur eBay, il peut choisir que l’achat apparaisse dans son Feed, et donc dans celui de ses amis. « Beacon permet à votre marque ou société un meilleur accès à la distribution virale dans Facebook », promet le site sur la page de présentation du service.

En outre, Insights autre outil publicitaire offre aux annonceurs la possibilité de cibler précisément la diffusion de leurs campagnes dans les pages du réseau. Un simple formulaire leur permet de déterminer leurs audiences, parmi les 50 millions d’inscrits à Facebook, en sélectionnant un ensemble de critères : lieu de résidence, genre, âge, préférence politique, situation famille, etc. En quelques clics, un annonceur peut ainsi décider de s’adresser uniquement aux 20500 femmes célibataires américaines, âgées de 18 à 22 ans, férues de mode. Le service fournit également aux sociétés toutes les informations (profil, activités, etc.) relatives à leur réseau.

Coté consommateur

De nouveau, la question de l’utilisation des donnés privées pour un but publicitaire est soulevée. D’autant que, quelques jours plus tôt, invitée à Washington, la Federal Trade Commission s’est dit inquiète de l’accès des publicitaires à trop d’information sur les activités des internautes. Et la déclaration de Mark Zuckerberg , « aucune donnée nominative ne sera partagée avec les spécialistes du marketing », n’a pas vraiment calmé les inquiétudes. « Les utilisateurs postent leurs données pour leurs amis, pas pour les publicitaires, précise Guilherme Roschke de l’Electronic Privacy Information Center (EPIC). >Les sites de socialisation en disent beaucoup sur vous et sur vos amis. Si Facebook veut partager ces données avec les publicitaires, il doit demander la permission. »

Dans son blog Info/Law, William McGeveran, professeur de loi, a même indiqué que les

Social Ads pourraient être contraire à plusieurs lois, dont une de New York stipulant que « toute personne dont le nom, le portrait, la photographie ou la voix est utilisée dans cet état à des fins publicitaires ou à des fins commerciales sans son consentement écrit »peut exiger des dommages et intérêts. Et qu’une telle utilisation sans autorisation est considérée comme une infraction pénale. Le

New York Times rapporte la réponse de Chris Kelly de Facebook, pour qui l’interprétation de McGeveran de la loi est trop large. Il rappelle que ce sont les utilisateurs de Facebook qui choisissent de mettre ce qu’ils veulent en ligne et souligne que dans beaucoup d’états, consentir à quelque chose en ligne est maintenant équivalent à un consentement écrit. Il fait référence aux termes du contrat, acceptés par les membres lors de leur inscription au site : « en postant un contenu sur le site, vous accordez à la société une licence irrévocable, libre de droits et mondiale d’utiliser ce contenu à quelque fin que ce soit, en relation avec le site ou sa promotion, ainsi que de mettre au point des produits dérivés (…). »

Pour justifier ce modèle économique, Mark Zuckerberg a annoncé la mort de la publicité massive et l’avenir de la transmission de messages d’ami à ami en ligne via les réseaux : « rien n’influence plus quelqu’un que la recommandation d’un ami. » Cependant, de nombreux commentateurs se disent sceptiques, tel Umair Haque pour qui « Beacon est un mécanisme biaisé. Les annonceurs ont le contrôle, mais les consommateurs connectés (malgré le battage de Facebook), non. (…) Les entreprises ne vont obtenir aucun vraie connexion avec les consommateurs. »

Du côté de la concurrence, MySpace — qui utilise déjà un système de publicité ciblée — a annoncé, lundi dernier, la mise en place début 2008 de nouveaux outils permettant un ciblage selon leur lieu de résidence, leurs données démographiques ou leurs goûts de ses quelques 100 millions de membres.

Google a t’il peur de Facebook?

Google doit il avoir peur ? Non, car Facebook ne possède ce qui a fait le succès de Google. La publicité qui sera diffusée ne sera pas forcement accepté par l’internaute car il n’est pas en « recherche de » contrairement au système Google qui utilise l’intention de l’internaute : « si nous recherchons quelques chose c’est surement qu’il y a un potentiel achat ».

Google possède donc toujours « l’anonymat et la première étape d’achat ». Vous pouvez acheter ce que vous voulez sans que personne le sache sauf vous, votre ordinateur et Google. Pour le moment Facebook ne prend donc pas totalement l’avantage sur Google mais si Facebook offre de nouvelles fonctionnalités dans les mois à venir, Google devra sortir les armes…

Sébastien Camusot