Le street marketing génére de plus en plus de buzz

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Je vous laisse apprécier une campagne de street marketing pour un salon de coiffure en Inde. Les escalators sont un lieu privilégié pour mettre en valeur un annonceur. Imaginer le nombre de contacts par jours pour ce salon de coiffure avec un taux de mémorisation aussi important. J’aime vraiment ce type de campagne qui au delà du message publicitaire anime et dynamise l’espace urbain.

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En France, la RATP a ouvert depuis cinq ans son espace publicitaire urbain : les murs entiers de quais de métro sont ainsi louables aux annonceurs, à condition de ne pas dépasser une quinzaine de jours. Métrobus (filiale de Publicis), la régie publicitaire de la RATP, commercialise alors l’espace aux agences d’achat d’espaces des annonceurs. Les frais techniques de l’opération sont à la charge de ces derniers, qui se voient également imposer une charte esthétique.

L’objectif est de proposer une opération événementielle qui s’inscrit dans un plan média classique avec parfois un soutien street marketing, une distribution de flyers, de cadeaux ou autre objets publicitaires.

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Pour les marques, l’enjeu est de taille, puisque s’offre à elles l’opportunité de décliner leur campagne de manière spectaculaire, en réinjectant leurs codes et en métamorphosant l’objet urbain comme l’escalator pour Juice. Au point que l’opération peut devenir la pièce maîtresse d’une campagne pour une marque en quête de notoriété. A ce titre, le cas du chausseur espagnol Camper est exemplaire. Née en 1975, cette entreprise moyenne (180 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2006) n’affichait jusqu’ici qu’une présence discrète en France, avec une dizaine de boutiques depuis 1992, contre 220 dans le monde. Mais l’arrivée d’un nouveau directeur artistique en début d’année, Phil McAveety, issu de Nike, s’est traduite par un virage radical pour la marque, déterminée à se démarquer face à des concurrents tels que Kickers.

En septembre dernier, Camper s’est donc approprié la station de métro Saint-Paul, proche de sa boutique, dans le Marais. Des personnages ludiques, respectant les codes visuels de sa campagne actuelle, étaient représentés grandeur nature avec quelques modèles de chaussures, et un slogan, « Imagination walks » (l’imagination en marche). Conseillée par l’agence Starcom Partenariat, le chausseur espagnol a mis les moyens, investissant 100.000 euros d’achat d’espaces, et près de 90.000 euros en frais techniques, pour recouvrir les murs des quais du métro d’un film plastique.

Preuve que les choses bougent, depuis le 1er octobre 2007, les annonceurs peuvent figurer sur des bâches recouvrant des monuments historiques en travaux, mais « à condition que les marques participent aux travaux de ravalement, et que la publicité n’occupe que 50 % de la bâche », selon l’Union de la publicité extérieure (UPE). Avec ces supports hors médias, la publicité accompagne donc les consommateurs dans leurs divers univers de vie au quotidien. Au risque de devenir toujours plus intrusive ? C’était, très probablement, l’une des craintes du Conseil de Paris, dont le projet de règlement de la publicité à Paris, restreindra l’affichage.

Source

Les echos